Spelregels
In deze club de lecture discussieer je met een groepje van 4 tot 6 lezers over Un aller simple van Didier van Cauwelaert. Je doet dat aan de hand van kaartjes met vragen. Voordat je daaraan begint, maak je zelfstandig de voorbereidende opdrachten onder 'Préparation'. Daarin oefen je met de Franse woorden die je nodig hebt om het boek te begrijpen. Vervolgens lees je het boek (individueel of klassikaal) en check je of je de hoofdlijnen van het verhaal begrepen hebt. Daarna komen jullie samen om met elkaar over de tekst in discussie te gaan. Dat mag in het Nederlands, of in het Frans als je dat aandurft. De leesclub begint met een korte inleiding, die een van de spelers voorleest. Daarna volgen 4 rondes (parties):
- Partie 1 bestaat uit 5 quizvragen over de tekst. Een van de spelers leest de vragen voor en alle spelers (inclusief voorlezer) schrijven hun antwoorden op een blaadje. Na het omdraaien van de laatste vraag verschijnen de juiste antwoorden in beeld. Daarna berekent iedereen zijn score.
- Partie 2 is een vragenrondje waarin elke speler een vraag formuleert aan een personage.
- Partie 3 is de discussieronde. In deze ronde draaien de spelers om de beurt een kaartje om van een stapel naar keuze. Hij of zij geeft antwoord op de vraag, waarna de rest mag reageren. Vervolgens kiezen de overige spelers om de beurt een kaartje van een van beide stapels. Als een discussievraag herhaalt wat eerder in het gesprek al aan bod gekomen is, mag de speler die aan de beurt is een volgende kaart omdraaien. Dit gaat zo door totdat alle kaartjes omgedraaid zijn.
- Aan het einde van de discussie komen de spelers samen tot een oordeel over de tekst. In ronde 4 geven ze een oordeel uitgedrukt in sterren en motiveren zij hun keuze.
Préparation
Introduction
« Ils veulent faire un exemple, Aziz. Ils sont obligés de te renvoyer d’où tu viens ». Alors là, j’ai dit : pardon. Je veux bien être un exemple, mais j’ai fait ma vie comme étranger en France ; je ne vais pas la recommencer comme étranger dans un pays où je serai le seul à savoir que je ne suis pas chez moi.
Aziz est né en France, d’origine inconnue. Il vit chez les Tsiganes dans les quartiers nord de Marseille, où il a grandi sous la nationalité marocaine, parce qu’il n’avait pas l’argent pour acheter un faux passeport français.
Sa vie change brusquement le jour où le gouvernement a décidé une grande opération médiatique de retour au pays. Un « attaché humanitaire » idéaliste, Jean-Pierre Schneider, doit raccompagner Aziz au Maroc pour l’aider à trouver du travail et un logement. Quand l’attaché lui demande où se trouve son lieu de naissance, Aziz montre sur la carte du Maroc, au hasard, les montagnes du Haut-Atlas. Et l’aventure commence…
Un aller simple (1994) est un roman drôle et émouvant qui nous fait réfléchir aux thèmes de l’amitié, de l’identité et de l’appartenance. A travers différents romans, l’écrivain français Didier van Cauwelaert a exploré le thème de la seconde chance. Il se dit « romancier de la reconstruction » : quelqu’un qui se reconstruit lui-même en reconstruisant les autres. L’écrivain a besoin de la fiction, de questionner le monde à travers ses personnages.
Partie 1: Quiz
Questions
1. Pourquoi le cadeau de monsieur Giraudy est important pour Aziz ?
2. Pourquoi Jean-Pierre a quitté la Lorraine pour aller vivre à Paris ?
3. Pourquoi Aziz propose à Jean-Pierre de prendre Valérie comme guide ?
4. Pourquoi Aziz va à Uckange ?
5. Qu’est-ce qu’Aziz fait avec les notes du carnet de Jean-Pierre ?
Réponses
1. Il considère le livre comme « son pays ».
2. Il voulait couper ses racines et faire publier son livre sur son père.
3. Elle est d’accord pour jouer la comédie pour trouver « Irghiz ».
4. Pour ramener le corps de Jean-Paul chez ses parents.
5. Il écrit une préface pour en faire le roman que Jean-Pierre aurait voulu écrire.
Partie 2: Poser des questions aux personnages
Cherche dans le livre les passages suivants. Formule individuellement une question que tu peux poser à un des personnages. Essaie de noter ta question en français (tu peux utiliser Deepl si nécessaire). Discutez ensuite en petits groupes pour trouver des réponses à vos questions.
- Aziz et Jean-Pierre parlent d’Irghiz dans l’avion : « Mon regard est revenu vers la blonde qui avait ressorti son sein… » … « On verrait bien. » (p. 53-55)
- Les confidences aux dernières pages du carnet de Jean-Pierre : « Je venais d’être nommé au Quai… » … « Faites qu’on me lise. » (p. 99-100)
- Aziz loge chez les parents de Jean-Pierre : « Au début, je pensais rédiger simplement des notes… » …. « J’ai même l’impression que l’auteur se sent de mieux en mieux dans ma peau. » (p. 117-118)
Partie 3: Discussion
Réactions personnelles
Carte 1/6 - Réactions personnelles
Qu’est-ce qui fait d’Aziz un vrai « Marseillais » ? Et toi, qu’est-ce qui caractérise ton identité ou tes identités ?
Carte 2/6 - Réactions personnelles
Comme Aziz ne connaît pas ses origines, il s’inspire pour « son histoire » des légendes de son Atlas. Tu reconnais le besoin de parler de tes ancêtres, de tes origines ? Tu peux donner un exemple ?
Carte 3/6 - Réactions personnelles
L’arrestation d’Aziz est organisée par la famille tsigane qui n’accepte pas Aziz comme le fiancé de Lila, parce qu’il n’est pas d’origine tsigane. Qu’est-ce que tu penses de ce refus du couple mixte ?
Carte 4/6 - Réactions personnelles
Aziz accepte de jouer le jeu d’être « renvoyé chez lui » au Maroc, un pays où il n’a jamais été. Tu comprends cette décision d’Aziz ? Qu’est-ce que tu aurais fait à sa place, et pourquoi ?
Carte 5/6 - Réactions personnelles
D’un côté, Jean-Pierre a honte de ses origines modestes et de son accent lorrain. De l’autre côté, il est fier de son père ouvrier et de son travail à la fonderie. Que penses-tu de cette honte et de cette fierté ?
Carte 6/6 - Réactions personnelles
Aziz décide de ramener le corps de Jean-Pierre en France. A Uckange, Aziz s’installe chez les parents de Jean-Pierre. Comprends-tu ces décisions ? Qu’est-ce que tu aurais fait à sa place, et pourquoi ?
Réactions personnelles
C'était la dernière question!
Réflexion
Carte 1/6 - Réflexion
Quels sont les deux titres que Jean-Pierre a proposés pour son livre ? Explique comment ces titres reflètent le contenu du livre. Lequel préfères-tu, et pourquoi ?
Carte 2/6 - Réflexion
A quels moments dans le livre est-il question d’un changement de perspective, et pourquoi ? Comment ce changement influence-t-il le récit ?
Carte 3/6 - Réflexion
Qu’est-ce qui caractérise le style d’écriture de Didier van Cauwelaert dans Un aller simple ? Cherche quelques exemples pour illustrer ta réponse. Lequel préfères-tu, et pourquoi ?
Carte 4/6 - Réflexion
Dans ses romans, Didier van Cauwelaert aime explorer le thème de la « seconde chance ». Comment est-ce que l’auteur a intégré ce thème dans ce roman ?
Carte 5/6 - Réflexion
Où peut-on retrouver la force de la fantaisie dans le récit d’Un aller simple ? Donne trois exemples différents – à Marseille, au Maroc et à Uckange.
Carte 6/6 - Réflexion
Un an avant la parution du livre Un aller simple, le gouvernement français avait décidé de renvoyer des clandestins à leur pays d’origine, comme dans le livre … et comme aux Pays-Bas actuellement. Comment l’écrivain prend position dans ce débat ? Quels éléments d’Un aller simple t’invitent à réfléchir sur cette décision et pourquoi ?
Réflexion
C'était la dernière question!
Partie 4: Évaluation
Donne une évaluation du livre Un aller simple exprimée en étoiles. Justifie ensuite ton jugement. Qu’est-ce que tu as aimé dans le livre et qu’est-ce qui était moins bon selon toi ? Est-ce que la discussion a changé ton jugement individuel, et si oui, comment ? Essaie d’utiliser des exemples et des arguments qui viennent des réponses aux questions de la discussion.
As-tu une autre question qui n’a pas encore été posée ? Envoie-la-nous, et nous l’ajouterons au club de lecture.